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Appel à candidature pour le prix « European science writer of the year »

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Pour la deuxième année consécutive, l’AJSPI souhaite participer au prix « European science writer of the year » organisé par the Association of British Science Writers en collaboration avec Janssen Research and Development. En jeu ? 500 £ et une invitation à la 3eme conférence européenne du journalisme scientifique qui se déroulera le 23 juillet à Manchester. Pour passer les sélections nationales et être jugé par un jury AJSPI, il vous suffit d'envoyer à contact@ajspi.com  un CV (en anglais) et trois articles écrits entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015, parus dans la presse ou sur un blog.

Pour en savoir plus sur ce prix, il n'y a qu'à cliquer ici : http://www.absw.org.uk/absw-awards/european-science-writer-of-the-year

Attention, vous n'avez que jusqu'au 15 mars (minuit) pour envoyer votre candidature. Bonne chance à tous ! 

Atelier de formation : tourner et monter avec son smartphone

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Bonjour à tous, 
 
Dans le cadre du cycle de formation "nouveaux médias", l'Ajspi vous propose mardi 18 octobre, un atelier de formation "filmer et monter avec son smartphone ou sa tablette". 
Il s'agit d'apprendre à réaliser simplement de courtes videos. 
La formation sera assurée par Benjamin Turquier, responsable de la vidéo de RTL et ex-responsable vidéo de l'express.fr.
 
Le wifi est fourni mais il faut venir avec son smartphone ou sa tablette et éventuellement son ordinateur. 
 
N'oubliez pas de vous inscrire. 

Colloque ISCC-AJSPI: les journalistes face aux vaccins

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L'Institut des sciences de la communication (ISCC - CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC) et l’AJSPI vous invitent le 25 octobre prochain, pour un colloque sur le thème suivant:

Les journalistes face au vaccin

Sous le marrainage de Corinne Bouchoux, Sénatrice écologiste de Maine-et-Loire.

La France est l’un des pays où l’on doute le plus des vaccins. Près de 40 % des français se disent plutôt ou tout à fait défavorables à la vaccination. Quant aux médecins, un quart d’entre eux expriment des doutes à l’égard des risques et de l’utilité de certains vaccins. Face à cette véritable épidémie de défiance, le gouvernement mène pour la première fois une grande concertation citoyenne sur la vaccination.

L’objectif de ce colloque est certes de faire un point sur ces questions complexes des vaccins et sur les raisons des  réticences françaises, mais il vise aussi à analyser la manière dont les journalistes traitent ce sujet, à mieux comprendre leur place dans les différentes controverses vaccinales. Le regard croisé de chercheurs, de sociologues, d’industriels et de journalistes doit permettre non seulement d’éclairer les débats en cours mais également de mieux cerner le rôle spécifique des journalistes dans ce contexte.

Le programme est le suivant:

9h à 9h15 : Ouverture
Corinne Bouchoux, Sénatrice, ex membre de l’OPECST (2011-2014)
Gérard Arnold, directeur de recherche au CNRS, ISCC
Lise Barnéoud, journaliste scientifique, AJSPI

9h15 à 10h : Histoire des réticences face aux vaccins, par Anne-Marie Moulin, médecin, philosophe et historienne des sciences (CNRS).

10h00 à 10h45 : État des lieux des réticences actuelles et déterminants de la confiance en France et en Europe, par Jocelyn Raude, sociologue (EHESP).

10h45 à 11h30 : Qui fait la politique vaccinale en France et sur quels critères ? par Daniel Floret, pédiatre, président du Comité technique des vaccinations.

11h30 à 12h15 : Le making off des vaccins, discussion avec Jean-Pierre Thierry, médecin, membre de la commission de la transparence et du Collectif interassociatif sur la santé (Ciss) et Serge Montéro, président du comité vaccins du Leem (les entreprises du médicament). Discussion animée par Lise Barnéoud (AJSPI).

12h15 à 14h00 : Pause déjeuner

14h00 à 15h00 : Les adjuvants, controverse centrale de la défiance. Table ronde avec Romain Gherardi, chercheur (CNRS) et Brigitte Autran, PU-PH (UPMC). Discussion animée par Alain Labouze, rédacteur en chef de Science Actualités (Universcience).

15h00 à 15h30 :Étude sur la médiatisation de l’annonce par Marisol Touraine du plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale (12-15 janvier 2016), par Céline Vaslin (ingénieure d’études CNRS, ISCC).

15h30 à 16h30 : Oser le débat : comment informer dans un contexte aussi controversé que celui des vaccins ? Table ronde avec Alain Fischer, président de la concertation citoyenne sur la vaccination, médecin et chercheur (hôpital Necker, Collège de France), Jérémy Ward, sociologue (Université Paris VII Diderot), Éric Favereau, journaliste santé à Libération et Alain Labouze, rédacteur en chef de Science Actualités (Universcience). Discussion animée par Lise Barnéoud (AJSPI).

Inscription obligatoire, dans la limite des places disponibles, avant le 19 octobre directement sur  : www.iscc.cnrs.fr
Attention présentation de l’invitation et d’une pièce d’identité exigée à l’entrée.

Crédits image - La vaccine ou l’inoculation à la mode, estampe, publicité pour les pommades Hexomilone et Kanamylone, laboratoire Theraplix, début xxe siècle, Biu Santé (Paris) - (autorisation spéciale)

Visite de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA Irfu) à Saclay

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L'AJSPI vous convie à une visite de l’Institut de recherche sur les lois fondamentales de l’Univers (CEA Irfu) qui se déroulera le 17 mars à à Saclay. Cette journée aura pour thème : "les détecteurs pour l’infiniment petit et l’infiniment grand".

Voici le programme : 

8h30 : Départ depuis Denfert Rochereau (près de la sortie de la gare du RER)

9h30  : accueil café en salle Galilée (Bat 713)

9h45-10h15 : Conférence : comment l’Irfu déchiffre les lois fondamentales de l’Univers – Sophie Cavata   (communication Irfu) et Etienne Klein

10h15 - 12h10 : Visite du pôle spatial

  • Instrumentation et simulations pour l’Univers. L’Irfu exploite et prépare des missions pour étudier toutes les échelles de l’Univers, de la cosmologie à l’étude des étoiles et des planètes.
  • L’Univers recalculé : Un film en relief sur la simulation numérique en astrophysique à toutes les échelles, depuis le Big Bang jusqu’à la formation des planètes.

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  • Instrumentation spatiale : Un périple au sein des détecteurs adaptés de plus en plus performants pour répondre aux besoins de l'exploration de l'univers (pixels et caméras)
  • Les détecteurs en cours de développement les futures missions EUCLID et SOLAR ORBITER

 

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12h30 – 13h45 : Déjeuner

  • Agenda des actions presse du CEA à venir - Patrick Cappe de Baillon et François Legrand (Service de presse du CEA)

14h00 – 15h15  : Visite du pôle accélérateurs - Le synergium (aimants, sources et accélérateurs)

  • Installations de chimie, salle blanche, stations d’essais HF,  la plateforme Synergium de l’Irfu permet de réaliser et de tester les équipements High Tech des futurs aimants et accélérateurs pour la recherche.
  • Sources et composants d’accélérateurs de particules pour la physique nucléaire (exploration de la matière, étude des noyaux exotiques, etc.)
  • Les aimants supraconducteurs : pour l’IRM, le tokamak (fusion), le LHC, (prototypes d’ATLAS et de CMS au Cern) ainsi que les futurs aimants supra.

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15h30 - 16h45 : Visite du pole détecteurs  (Les yeux de la physique)

  • Les derniers développements de l’imagerie muonique, les futurs trajectographes d’Atlas, ou les miroirs et l’électronique des caméras de CTA (prochain grand réseau de télescopes au sol pour l’astrophysique à haute énergie) 

17h45 Retour à Denfert-Rochereau.

Attention : Les conditions d’accès sur un centre CEA sont réglementées. La présentation d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité est nécessaire.

Voyage d'études en Estonie

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L'Estonian Research Council convie 15 journalistes scientifiques à un voyage d'études en Estonie. Ce dernier se déroulera du 24 au 27 mai à Tartu et aura pour thème "les technologies médicales 2.0".

Pour plus de détails sur le programme et la façon de candidater, rendez-vous sur : http://researchinestonia.eu/event/the-science-visit-health-technologies-20/

Date limite de candidature : 6 mars.

Attention, pour ce voyage, seuls les repas, nuits d'hôtel et transport sur place sont offerts. Le vol jusqu'à Tartu est à votre charge.

Crédit photo : Anna Loskutova

Petit-déjeuner CNRS - AJSPI : « De la médecine à l’espace, les multiples perspectives du plasma »

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Le CNRS et l'AJSPI vous invitent à un petit déjeuner, mardi 15 novembre, de 9h à 10h30, à la brasserie  « Le chien qui fume », 33 rue du Pont neuf, 75001 Paris,  sur le thème :
« De la médecine à l’espace, les multiples perspectives du plasma »

Le plasma, milieu ionisé, a déjà trouvé de nombreuses applications dans notre vie quotidienne (micro électronique, écrans plats). Mais nous n’avons pas fini d’explorer son potentiel dans d’autres domaines de recherches, la biologie et  le spatial notamment.

Pour en parler, nous avons convié :

-Antoine Rousseau, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de physique des plasmas (CNRS/Ecole polytechnique/Obs de Paris/UPMC/Univ Paris-Sud). Il  nous expliquera comment avec la médecine plasma», on  envisage d’utiliser les plasmas froids,   pour traiter  différentes formes de tumeurs ou des plaies chroniques. Des essais sur la souris sont en cours, qui ouvrent des perspectives pour l’homme en oncologie et en dermatologie.

-Stéphane Mazouffre directeur de recherche à l’Institut de combustion, aérothermique, réactivité et environnement  (CNRS), indiquera comment dans un tout autre domaine, le spatial, on cherche à dépasser les limites des propulseurs actuels avec de nouvelles configurations de propulseurs à plasma. L'objectif  est double : mettre au point des moteurs plus puissants et dont la durée d’autonomie est plus longue  pour se lancer dans  l'exploration spatiale (vers Mars par exemple) mais aussi travailler à la miniaturisation des propulseurs pour répondre au développement du marché des nanosatellites.

N’oubliez pas de vous inscrire !

Si vous êtes inscrits et en  cas d’empêchement de dernière minute, merci de prévenir Marina Julienne par mail (marina.julienne@gmail.com) ou par téléphone (06 10 02 33 50).

10 invitations pour une visite commentée de Destins Dolganes, au Musée de l'Homme

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Expo destins dolganes - musée de l'homme - lookatscience

Look at Sciences et l'Observatoire photographique des Pôles organisent Destins Dolganes, une exposition photographique de Nicolas Mingasson, au Musée de l'Homme. Ils proposent aux membres de l'AJSPI 10 invitations pour participer à une visite commentée par Nicolas Mingasson. Celle-ci aura lieu le samedi 13 février, de 11h à 12h. Elle sera suivie d'une signature du catalogue de l'exposition.

Merci de vous inscrire directement auprès de :

dolganes@lookatsciences.com   en vous signalant comme membre de l'AJSPI.

 

Soutien à Bastamag, Rue89 et Scoop it

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L’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) exprime sa solidarité et son soutien aux journalistes de Bastamag (Nadia Djabali, Ivan du Roy et Agnès Rousseaux) attaqués pour diffamation par le groupe Bolloré. Le litige porte sur un article de synthèse publié en octobre 2012 (en accès libre sur le site de Bastamag) et traite de l'accaparement des terres par de grandes entreprises françaises en Afrique ou en Asie. Cette plainte a été étendue à Rue89 et à Scoop it qui n’ont fait que signaler ou partager l’article visé. Le jugement aura lieu le 11 février prochain à la 17ème Chambre du tribunal de grande instance du Palais de Justice de Paris. A noter qu’en octobre dernier, le groupe Bolloré a déposé une deuxième plainte contre Bastamag, cette fois à propos d’un article publié en octobre 2014 mais traitant toujours de l’accaparement des terres. L’AJSPI considère l’acharnement judiciaire du groupe Bolloré contre ces médias comme une atteinte grave à la liberté d’informer.

Lettre ouverte

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Courant octobre, sur l’antenne de France Inter, Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République française, a publiquement remis en cause l’implication de l’Homme dans le dérèglement climatique. Son affirmation va à l’encontre de 97% de la littérature scientifique sur le sujet, et d’un consensus scientifique mondial synthétisé par le panel de près d’un millier de scientifiques du GIEC. Et qu’un journaliste généraliste ne trouve rien à redire à cette contrevérité en dit long sur l’insuffisant niveau de connaissances des Français sur ces enjeux pourtant majeurs. Oui, le climat de la Terre n’a jamais cessé de changer par le passé, mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’il ne l’a jamais fait avec cette ampleur ni cette vitesse depuis le début de l'histoire humaine. Et le fait qu’il y ait des fossiles dans le Sahara ne changera rien à cette réalité.

Le dérèglement climatique n’est pas une opinion mais un fait. De même, il est avéré que cet emballement est lié aux activités humaines. Qu’une telle réalité soit niée par un candidat à la présidence, qui plus est un ancien président à l’origine du grenelle de l’environnement, est extrêmement alarmant. Sa désinvolture vis à vis des connaissances scientifiques les plus reconnues trahit un rapport problématique au monde qui l'entoure. Comment peut-il renier une réalité qu’il a lui-même défendue ? Car, non, la science n’est pas une affaire de spécialistes travaillant en blouse blanche à l’écart du monde. La science est désormais au cœur de tous les débats de société : changement climatique pesticides, vaccins, OGM, santé, nucléaire, énergies ou nanoparticules, la liste est longue. Et malgré cette omniprésence, les questions scientifiques ne sont toujours pas correctement appréhendées - voire même considérées - par les politiques ou les médias. Les propos climatosceptiques font irruption dans les colonnes des journaux, autorisés par des rédacteurs en chef peu sensibilisés aux modes d’élaboration des savoirs scientifiques tandis que les chercheurs ou les journalistes scientifiques peinent à faire entendre leur voix. Les enjeux scientifiques sont l’affaire de tous car ils concernent l’avenir de l’humanité.

De fait, il ne faut pas négliger l’éducation des citoyens à la science, celle donnée à l’école mais aussi dans les journaux, à la télévision, à la radio ou sur internet. Les journalistes scientifiques ont un rôle essentiel de ce nécessaire effort de pédagogie. A cet égard, voir disparaître une à une les émissions scientifiques sans qu’elles soient remplacées nous inquiète au plus haut point. Pour ne donner qu’un exemple, après « C’est pas sorcier », « On n’est pas que des cobayes », voilà que l’une des dernières émissions télévisées scientifiques françaises, Futuremag sur Arte, va prochainement disparaître.

Par cette lettre ouverte, nous dénonçons la dérive à laquelle nous assistons et appelons à une prise de conscience citoyenne, politique autant que médiatique.

Le bureau de l'AJSPI

Microbiote, quels traitements et pour qui ?

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Compte-rendu du petit-déjeuner AJSPI/Inserm du 13 octobre 2016.

Karine Clément, de l’INSERM et qui dirige l’Institut de cardiométabolisme et nutrition (ICAN) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a rappelé l’importance du microbiote intestinal, autrefois appelé flore intestinale, dans le développement du système immunitaire, outre ses rôles déjà bien connus de protection contre les pathogènes, de digestion des fibres végétales, de synthèse de certaines vitamines et même dans le métabolisme des sels biliaires. Elle a ensuite détaillé quelques indices montrant qu’il peut aussi influer sur le métabolisme ou les maladies cardiaques. Ce microbiote se met en place très tôt, sans doute même in utero, et atteint un profil définitif et stable vers l’âge de trois ans, ce qui rend l’utilisation d’antibiotiques chez le bébé ou l’enfant en bas âge délicat. La diversité du microbiote est essentielle. Ainsi, 20 à 40 % des personnes obèses ont un microbiote très appauvri. De nombreuses recherches sont en cours pour voir de quelle manière il est possible de restaurer un « bon » microbiote pour soigner certaines maladies. Les expériences de greffe de microbiote pour corriger le diabète sont efficaces chez la souris, mais encore difficilement envisageables chez l’homme. Actuellement, seule l’infection intestinale par la bactérie Clostridium difficile, résistante à l’antibiothérapie, peut être traitée par un transfert de microbiote chez l’homme. Il faut dire que le transfert de microbiote n’est pas une opération simple : il faut d’abord totalement laver l’intestin avant d’introduire le microbiote, qui sera ensuite plus ou moins rapidement éliminé et reconquis par le microbiote « d’origine » du patient, ce qui implique de renouveler l’opération... Par ailleurs, les industriels doivent relever un défi technique de taille avant de pouvoir proposer des microbiotes aussi facilement qu’on propose aujourd’hui des médicaments : la culture de bactéries qui sont anaérobies et ne peuvent être cultivées qu’en absence d’oxygène.

Anne-Marie Cassard, chercheuse à l’INSERM et co-auteur du livre « Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien », étudie les relations entre microbiote intestinal et inflammation du foie. Son travail vise à savoir comment ce microbiote intervient dans la forte différence de sensibilité du foie à l’alcool qui existe suivant les personnes (certaines ont un « foie de bébé » malgré une forte consommation d’alcool, d’autres à l’inverse développent des pathologies malgré une consommation modérée). Des expériences chez la souris montrent déjà que l’on peut conférer cette sensibilité à l’alcool par transfert de microbiote de personnes au foie lésé par la consommation d’alcool. Des bactéries ont été associées à un effet protecteur ou nocif pour le foie en cas d’exposition à l’alcool, mais il est encore trop tôt pour envisager de protéger contre la toxicité hépatique de l’alcool par une action sur le microbiote chez l’homme.

À voir également : La vidéo que nous avions faite en juin 2014 sur un sujet équivalent, avec Gilles Mithieux, directeur de recherche CNRS et directeur de l’unité « Nutrition et cerveau » (Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1) et Karine Clément : vidéo

Comment se portent nos abeilles ? [vidéo]

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Compte-rendu du petit-déjeuner CNRS/AJSPI du 3 mai 2016.

Qu'est ce que le Syndrome d'effondrement des colonies d'abeille ? Quelles études en cours permettent de prendre des mesures pour éviter leurs disparition ? Saviez vous que les abeilles  avaient des capacités cognitives étonnantes, et qu'elles sont  en mesure d’apprendre à résoudre des problèmes complexes que l’on croyait être une prérogative de l’homme et de certains primates ? Et d'ailleurs...comment étudie t-on les abeilles pour savoir tout cela ? 

Pour répondre à toutes ces questions, nous avons donné la parole à :

  • Vincent Bretagnolle, directeur de recherche CNRS au Centre d’études biologiques de Chizé. Il coordonne avec l’INRA le dispositif ECOBEE,  plate-forme de collecte de données dédiée au suivi des abeilles mellifères en plaine céréalière,  mis en place en 2008 sur la zone atelier Plaine & Val de Sèvre (Chizé, au sud de Niort; http://www.za.plainevalsevre.cnrs.fr/(link is external)). Ces analyses  des  suivis  annuels d'une cinquantaine de colonies  mettent  en  avant  une  diminution  importante  des  couvains,  des populations adultes et de la production de miel ces 7 dernières années. 
  • Martin Giurfa, professeur au Centre de recherches sur la cognition animale (CNRS/Univ. Toulouse III - Paul Sabatier), spécialiste de l’intelligence des abeilles. Son équipe étudie en particulier les mécanismes comportementaux, cellulaires et moléculaires sous-jacents à la perception et  à l’apprentissage visuels et olfactifs chez les abeilles.

En guise de compte-rendu, nous vous proposons l’interview menée à l’issue de ce petit-déjeuner par Yseult Berger, journaliste à Science Actualités.

De la médecine à l’espace : les multiples perspectives du plasma

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Compte-rendu du petit déjeuner CNRS/AJSPI du 15 novembre 2016.

Avec :

  • Antoine Rousseau, directeur de recherche CNRS au Laboratoire de physique des plasmas (CNRS/École polytechnique/Observatoire de Paris/UPMC/Université Paris-Sud).
  • Stéphane Mazouffre, directeur de recherche à l’Institut de combustion, aérothermique, réactivité et environnement (CNRS), 

Dans un plasma, la matière est ionisée – les atomes ont perdu leur électrons  et l’ensemble forme une « soupe » d’ions. Ce qui caractérise un plasma est donc la densité de charge électrique. Au préalable, il faut préciser que nos invités travaillent sur le plasma « froid ». En effet, habituellement nous évoquons le plasma chaud (celui du réacteur expérimental de fusion Iter ou encore le plasma qui est l’état de la matière au cœur des étoiles).

Antoine Rousseau

Antoine Rousseau a d'abord présenté les applications du plasma à la médecine. Le plasma utilisé a une densité de charge électrique qui est de 10-4à 10-2 charges par cm3, soit des millions de fois moins que la densité de charges électriques des étoiles. Le principe est que le plasma crée des radicaux oxydants et permet de désinfecter les plaies et stimuler la cicatrisation. Il est utilisé pour le traitement des ulcères et lors des greffes de la peau.

Une nouvelle application est le traitement des cellules tumorales et les essais in vivo sur la souris ont donné des résultats encourageants. Mais aucun essai sur l'homme n'a encore commencé.

Enfin,  Antoine Rousseau a évoqué aussi une seconde voie explorée pour l’instant au Japon uniquement : un plasma permet d’enrichir un liquide en « oxydant », puis ce liquide est injecté dans la tumeur.

Stéphane Mazouffre

Stéphane Mazouffre travaille sur la propulsion ionique – ou propulsion à plasma – qui est un mode de propulsion dans l’espace très intéressant pour parvenir aux confins du système solaire.

En effet le moteur ionique  est capable de fournir une accélération certes très faible mais continue pendant des années.  Il est particulièrement adapté au contrôle des satellites - une fois en orbite- pour toutes les opérations de désorbitage –pour éviter la pollution spatiale, de transfert  et de maintien. Ce qui est intéressant pour les micro et nano satellites et aussi pour les satellites de télécommunications.

Stéphane Mazouffre a aussi présenté les problèmes qui sont encore à l’étude : le fait que la collision des ions sur les parois érode le matériau du moteur. Aujourd’hui, en une année de fonctionnement continu, le moteur est usé. En projet, les 900 satellites du projet One Web dont le but est d’offrir une couverture internet au monde entier seront équipés de moteurs ioniques. 

Atelier découverte : initiation au datajournalisme

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Dans le cadre du cycle de formation « nouveaux médias », l’AJSPI vous propose mardi 13 décembre, un atelier d’initiation au datajournalisme. L’objectif est de se sensibiliser à cette pratique et à ses objectifs, connaître les travaux emblématiques, appréhender l'organisation et les compétences nécessaires pour le pratiquer, et  à la prise en main de quelques outils.

Programme : 

  • Qu'est-ce que le datajournalisme?
  • Présentation et analyse de travaux réalisés dans le domaine scientifique
  • Processus requis pour produire des travaux de datajournalisme
  • S’organiser : seul ou en équipe ?
  • Où trouver les données?
  • Présentation de quelques outils : collecte, analyse et visualisation des données
  • Atelier pratique

Cette formation s’adresse spécifiquement aux débutants.

Il est conseillé aux participants ayant une demande ou un besoin précis, de rechercher avant la formation les instituts produisant des données dans leur domaine d’activité (exemple : base de données de santé publique http://www.bdsp.ehesp.fr/ ) Et éventuellement de télécharger au format excel (.xls) une base de données intéressante  sur laquelle travailler.

La formation sera assurée par Tatiana Kalouguine, journaliste multimédia et formatrice.

Le wifi est fourni, mais il faut venir avec son ordinateur (pas une tablette).

N'oubliez pas de vous inscrire !

Les journalistes face aux vaccins

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L’Institut des sciences de la communication (ISCC - CNRS/Paris-Sorbonne/UPMC) et l’AJSPI ont co-organisé, le 25 octobre dernier, un colloque sur le thème suivant : Les journalistes face au vaccin. Environ 90 personnes étaient présentes, dont une trentaine de journalistes, des communicants, des industriels, des chercheurs en science sociale, des professionnels de santé ainsi que des représentants politiques.

La France est l’un des pays où l’on doute le plus des vaccins. Près de 40 % des français se disent plutôt ou tout à fait défavorables à la vaccination. Quant aux médecins, un quart d’entre eux expriment des doutes à l’égard des risques et de l’utilité de certains vaccins. Face à cette véritable épidémie de défiance, le gouvernement mène pour la première fois une grande concertation citoyenne sur la vaccination. L’objectif de ce colloque est certes de faire un point sur ces questions complexes des vaccins et sur les raisons des  réticences françaises, mais il vise aussi à analyser la manière dont les journalistes traitent ce sujet, à mieux comprendre leur place dans les différentes controverses vaccinales. Le regard croisé de chercheurs, de sociologues, d’industriels et de journalistes doit permettre non seulement d’éclairer les débats en cours mais également de mieux cerner le rôle spécifique des journalistes dans ce contexte.

Ouverture

La sénatrice Corinne Bouchoux ouvre la journée, soulignant la nécessité de débattre sereinement de ces questions. Gérard Arnold et Lise Barnéoud poursuivent, en précisant qu’il s’agit d’un débat organisé dans le cadre d’une collaboration entre l’ISCC, l’Institut des Sciences de la Communication du CNRS et l’AJSPI, l’association des journalistes scientifiques de la presse d’information.

Histoire des réticences face aux vaccins

Première intervention, celle d’Anne-Marie Moulin, médecin, philosophe et historienne des sciences, qui retrace l’histoire des réticences à la vaccination. Ces réticences émergent des religieux, mais aussi en réaction à la « violence de l’Etat » ainsi qu’à l’issue de controverses scientifiques. Aujourd’hui, le « rêve vaccinal » français (un vaccin 100 % efficace, sans effet secondaire, indolore, pour toutes les maladies et personnalisé) est en décalage avec la réalité, ce qui est source de déception et de défiance. Enjeu : passer de cette image historique idéale une représentation moderne plus réaliste.

État des lieux des réticences actuelles et déterminants de la confiance en France et en Europe

Seconde intervention, celle de Jocelyn Raude, sociologue à l’EHESP. Le chercheur débute son intervention par le récit d’une expérience, menée par un journaliste allemand, qui a écrit un faux article scientifique affirmant que le chocolat faisait maigrir. Il est repris par la plupart des journaux européens alors que tout était bidon. Le sociologue cite également l’étude d’Heidi Larsson qui montre que le traitement médiatique français sur les vaccins est l’un des plus critiques au monde. Il observe un continuum parmi la population : les partisans (qui acceptent sans condition les vaccins), les prudents (qui acceptent la plupart des recommandations), les sceptiques (qui acceptent seulement quelques recommandations) et les opposants (qui rejettent sans condition les vaccins). Parmi ses explications sur la défiance : le déficit de culture scientifique, la persistance de vieilles théories médicales, la transformation radicale du « marché » de l’information avec Internet, la crise de confiance vis-à-vis des institutions…

Qui fait la politique vaccinale en France et sur quels critères ?

Vient ensuite la présentation de Daniel Floret, pédiatre, président du comité technique des vaccinations (CTV) de 2007 à 2016, qui présente comment se décide la politique vaccinale en France. Jusqu’à présent, le CTV émettait un avis et des propositions de bonnes pratiques en fonction des données disponibles sur les caractéristiques épidémiologiques des maladies, de l’évaluation des vaccins et de ses effets secondaires, des recommandations internationales, des modélisations de l’impact attendu d’une vaccination ou encore des études coûts/bénéfices. (Un problème : il n’existe pas de seuil coût/efficacité reconnu en France). L’avis du CTV était presque systématiquement suivi par le ministère. Un autre comité, le CEPS, était quant à lui chargé de déterminer le prix acceptable et les niveaux de remboursement (« avec un fonctionnement opaque pour moi », précise-t-il). Il fait également un point sur les différences entre les recommandations des différents pays en Europe (concernant notamment le rotavirus, la varicelle et l’hépatite B).

Le making off des vaccins

Une discussion sur le « making-off » des vaccins suivait, avec Serge Montéro, vice-président de Sanofi France et président du comité des vaccins du LEEM, ainsi que Jean-Pierre Thierry, médecin, membre de la commission de la transparence de la Haute Autorité de santé où il représente les associations de malades. Serge Montéro nous indique le temps long entre les recherches sur les vaccins et leur éventuelle mise sur le marché, précise que la plupart des vaccins sont aujourd’hui dans le domaine public, mais que la complexité de fabrication est telle que les concurrents sont peu nombreux et les génériques inexistants. Cet oligopole peut poser des problèmes sur les prix, explique Jean-Pierre Thierry, mais pour l’heure, même si des éléments indiquent que le système pourrait commencer à s’emballer (prix des derniers vaccins), le secteur des vaccins reste encore vertueux comparé aux autres médicaments, notamment en cancérologie. Serge Montéro affirme que toutes les données, même les données brutes issues des recherches des industriels sont désormais accessibles à tous, ce que conteste Jean-Pierre Thierry, qui précise par ailleurs qu’une agence comme l’EMA, l’agence européenne du médicament est financée à hauteur de 85 % par l’industrie. Enfin, sur les suivis de pharmacovigilance, Serge Montéro précise les modalités de l’obligation qui est faite aux industriels de constituer une pharmacovigilance à partir des notifications des médecins et Jean-Pierre Thierry souligne l’intérêt d’un carnet de vaccination électronique dans ce cadre : cela permettrait la constitution d’un suivi en temps réel. Il insiste sur le fait que lutter contre « l’épidémie d’anxiété » actuelle c’est paradoxalement accepter de mieux communiquer sur l’incertitude.

Les adjuvants, controverse centrale de la défiance

L’après-midi débute avec une table ronde dédiée aux adjuvants aluminiques, entre Romain Gherardi, chercheur CNRS et auteur des premiers travaux sur la myofasciite à macrophages et Brigitte Autran, immunologiste à l’UPMC. De cette discussion émergent des points de convergence : le fait qu’une petite proportion de personnes vaccinées n’éliminent pas l’aluminium et que cette non-élimination provient notamment de prédispositions génétiques. Là où les avis divergent, c’est sur le lien entre les vaccins adjuvantés et la myofasciite à macrophage. Pour Brigitte Autran, Romain Gherardi observe un lien de temporalité, sachant que ces observations ont débuté au moment de la campagne de vaccination contre l’hépatite B où de nombreux adultes ont été vaccinés, alors que pour Romain Gherardi, il s’agit d’un lien de causalité : l’aluminium présent dans l’organisme des malades provient des adjuvants des vaccins et serait la cause des symptômes observés (douleurs musculaires et articulaires, fatigue…). Gherardi accuse les autorités de refuser de financer ses recherches, notamment parce qu’elles s’écartent du courant majoritaire et s’attaquent à des intérêts économiques, alors que Brigitte Autran estime que ces refus sont liés à la sélection drastique des programmes de recherche financés par l’État. Elle estime notamment que la problématique soulevée par Gherardi ne concerne au final que peu de monde (1 000 patients diagnostiqués par l’équipe de Gherardi au total).

Étude sur la médiatisation de l’annonce par Marisol Touraine du plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale (12-15 janvier 2016)

Céline Vaslin, chargée de ressources documentaires à l’ISCC, présente une revue de presse de l’annonce par le ministère de la Santé du plan d’action de rénovation de la politique vaccinale (janvier 2016). Elle relève une contradiction entre l’importance accordée à la question de l’obligation vaccinale, présentée dans la presse nationale comme un élément central du débat, et le fait que la vaccination n’est efficace que si le taux de couverture vaccinal est très élevé.

Oser le débat : comment informer dans un contexte aussi controversé que celui des vaccins ?

Enfin, la dernière table ronde était dédiée aux traitements journalistiques. Alain Fischer, professeur d’immunologie et président de la concertation citoyenne sur la vaccination débute en précisant les objectifs de cette concertation et souligne le rôle pivot des journalistes dans le débat, espérant qu’ils soient capables de distinguer les différents niveaux de paroles (chercheurs, lanceurs d’alerte, malades…). Jérémy Ward, sociologue au SESSTIM (Marseille), nous dresse les principales conclusions de sa thèse : alors que les journalistes sont plutôt vus comme des contre-pouvoirs pour de nombreux sujets, ils ne jouent globalement pas ce rôle dans le domaine des vaccins où existe une crainte d’être délégitimé si l’on aborde ces controverses. Il distingue trois « types » de journalistes : le journaliste critique, le journaliste médecin et le journaliste « routinier ». Eric Favereau souligne le changement radical qu’il a observé dans le traitement journalistique des questions médicales avant et après les affaires telles que le sang contaminé ou H1N1. Pour lui, chacun doit rester à sa place, et la place d’un journaliste n’est pas celle d’un agent de santé publique. Alain Labouze confirme que le journaliste n’a pas pour mission première de rétablir la confiance des Français envers la vaccination mais qu’il doit informer sans tabou, même si parfois cela peut confronter à des dilemmes déontologiques (entre son métier de journaliste et le médecin qu’il a été).

Débat sur les projets de réacteurs nucléaires à sels fondus de thorium

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Suite à la diffusion sur Arte du documentaire de Myriam Tonelotto, « Thorium, la face gâchée du nucléaire », nous avons décidé d’organiser un débat sur le sujet. Ces réacteurs nucléaires ont été délaissés par la recherche pour des raisons militaro-industrielles exposées dans le documentaire. Ils sont pourtant présentés comme une solution « miracle », sans danger d’accident nucléaire majeur, bien moins polluants que les centrales à uranium, et avec une ressource en combustible abondante. 

Face au manque d’information des journalistes scientifiques sur la question, nous proposons une projection du film suivie d’un débat contradictoire avec la réalisatrice, Daniel Heuer de l’IN2P3, et d’autres interlocuteurs à confirmer.

Le lieu envisagé est le CEA dans le 8e, mais c’est également à confirmer. La date du 19 janvier 2017 a été fixée de façon ferme. Le film sera projeté en fin d’après-midi et le débat aura lieu dans la foulée en tout début de soirée. Si vous ne pouvez assister qu’au débat, ne manquez pas d’aller voir le film en replay sur le site d’Arte. L’événement sera ouvert aux journalistes membres et aux membres du club.

Le nombre de places est limité. N’oubliez pas de vous inscrire !

Urgent – Bourses « biodiversité »

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Deux appels à concourir pour les journalistes de l'AJSPI :

  • L'European Geosciences Union (EGU) offre un prix en sciences de la terre pour 5 000 €. Attention date limite : 11 décembre 2016. En savoir plus...
     
  • Un appel à projets journalistiques du Earth Journalism Network (EJN) sur la biodiversité qui peut atteindre 10 000 $ pour enquêter sur les hotspots biologiques de la planète. Attention date limite: 23 décembre 2016. En savoir plus...

Assemblée générale de l’AJSPI à MINES ParisTech

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À vos agendas : la prochaine Assemblée générale de l’AJSPI aura lieu le 10 janvier à MINES ParisTech. Elle devrait débuter vers 18 h. Les détails concernant cet événement vous seront communiqués ultérieurement. Bonnes vacances à tous !

27 janvier - Découvrez le nouveau Grand musée du parfum avec l'AJSPI

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L'AJSPI vous invite à découvrir le tout nouveau Grand Musée du Parfum le vendredi 27 janvier à 19 heures.

 

Du vinaigre aromatisé à la calone, molécule phare de "l'Eau d'Issey", des parfums de l'Antiquité au fragrances créés sur mesure pour des marques, de notre capacité à sentir les parfums au secret de fabrication, vous saurez tout sur le parfum grâce à la visite guidée que l'AJSPI vous propose en compagnie de Guillaume de Maussion, président du musée, Sandra Arstrong, sa directrice et Roland Salesse, neurobiologiste de l'olfaction à l'Inra.

Le Grand musée du parfum ouvert en décembre 2016 au 73 rue du Faubourg Saint Honoré propose un parcours sensoriel, ludique et pédagogique autour du parfum sur 3 étages.

Les membres du Club sont invités, ce qui vous permettra d'échanger avec eux. Pour mémoire, le club comporte aujourd'hui 52 membres, issus des organismes de recherche, université ou entreprises. Leur soutien à l'AJSPI permet de financer certaines de nos activités. En échange, ils ont accès au site internet et peuvent notamment poster leurs propres invitations presse.

 

 

Petit-déjeuner JNE - COP Biodiversité le 19 janvier 2017

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Quel bilan faire de la COP Biodiversité qui s'est déroulée à Cancun du 4 au 17 décembre dernier ?

Moins connue que la COP climat, elle est pourtant tout aussi importante. C’est là que se dessinent les politiques nationales et internationales qui engagent le devenir de la biodiversité mondiale. D’importants engagements ont été pris.

Nous vous proposons de faire le point sur les sujets majeurs qui y ont été discutés.

Où en sont les objectifs d’Aichi ? Où en sont les engagements du protocole de Nagoya (accès et partage équitable des ressources génétiques) ? Quel sera le rôle des acteurs économiques dans la conservation de la Nature ? Pourquoi la Finance s’invite-t-elle aux débats ? Quelle place sera donnée aux OGM et à la biologie de synthèse ?

Deux grands témoins nous apporteront leur vision critique : Sandrine Bélier directrice de l'association Humanité et Biodiversité et Didier Babin, président pour la France du Comité Man and Biosphere (Unesco).

Rendez-vous à 9h au siège de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB), 195, rue Saint-Jacques, 75005 Paris (dans les locaux de l'institut océanographique de Paris). Le nombre de places étant limité, merci de vous inscrire rapidement en envoyant un courriel àcontact@jne-asso.net

Programme du petit déjeuner :

La Cop Biodiversité, Pierre-Edouard Guillain, directeur de la FRB – 15 mn

. Son histoire

· Ses enjeux – et son environnement

· Le rôle des scientifiques dans cette COP

 

Le bilan de la France à mi-parcours des objectifs d’Aïchi, Xavier Sticker, Ambassadeur français délégué à l’environnement – 10 mn

En 2010, les Etats, réunis à Nagoya , décidaient d'adopter un plan stratégique (2011-2020) en faveur de la biodiversité, dit objectifs d’Aichi pour «  valoriser, conserver et restaurer biodiversité ».  Cancun a été l'occasion de faire le point sur les avancées et le chemin qu'il reste encore à parcourir.  Où en est la France ?

Biologie de Synthèse, Barbara Livorel et Jean-François Silvain, FRB – 20 mn

Le terme est abscons et englobe des réalités très différentes, mais dont les enjeux sont majeurs. Il s’agit notamment en France de savoir ce que l’on entend par OGM. La question a fait débat au sein du Haut Comité de biotechnologies et plusieurs associations ont quitté les discussions. Mais le débat est beaucoup plus large et engage l’avenir du vivant tout entier. Il s’agit finalement de produire de nouvelles fonctions et objets biologiques en particulier pour élaborer de nouvelles thérapies, pour l’agriculture… Les promesses sont nombreuses y compris pour les gains des entreprises et les risques potentiels réels. En 2014, lors de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) qui se tenait à Pyeongchang, en Corée du Sud, 194 pays se sont engagés à poursuivre l’examen des enjeux de la biologie de synthèse. La France en faisait partie.

Cette année, la CDB a examiné la définition de la biologie de synthèse. C'est un enjeu majeur qui permettra de poser les bases d’une éventuelle régulation.

 Qu’en est-il de la biosécurité, de l’évaluation des risques, de la détection et de l’identification des organismes vivants modifiés (Protocole de Carthagène) ?  Quelle(s) science(s) pour analyser les possibles conséquences environnementales du développement de la bio-ingénierie et de la biologie de synthèse ?

Les espèces exotiques envahissantes, Maïté Delmas, Muséum National d'Histoire Naturelle– 10 mn

Les espèces exotiques envahissantes constituent l'un des principaux facteurs de dégradation de la biodiversité. Elles menacent en particulier les espèces en voie d'extinction. Leur impact négatif, en particulier sur les services qu'offrent les écosystèmes, coûterait 20 milliards d’euros dans l’Union européenne chaque année et 120 milliards de dollars aux États-Unis. Les États signataires de la Convention sur la biodiversité se sont donnés jusqu’en 2020 pour contrôler ou éradiquer les espèces exotiques envahissantes les plus nuisibles et mettre en place des mesures pour gérer leurs voies d’introduction.  Comment contrôler l'introduction de ces espèces et leurs commerces en particulier par l'intermédiaire du commerce en ligne ?

La financiarisation de la biodiversité, Didier Babin, MAB France– 15

La dérive de la marchandisation du vivant est inquiétante. Elle prend de plus en plus d'importance dans les politiques biodiversité internationales et nationales, y compris en France avec les actifs naturels notamment. Peut-on pour autant se passer de la finance ? On voit l'échec de telles politiques dans le domaine du carbone qui est pourtant facilement comptabilisable ? Mais comment mettre dans un plan comptable une zone humide ? Que faut-il craindre aujourd'hui du succès du concept de capital naturel ? Les partenariats-public-privé dans la conservation sont appelés de leurs voeux par plusieurs acteurs (gouvernements, ONG..) ? Quels dangers en termes de gouvernance ?

Questionnaire à l'intention des candidats à la Présidentielle 2017

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L'AJSPI est attachée à ce que l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation fassent pleinement partie du débat suscité par les prochaines élections présidentielles. Afin de favoriser cet objectif, et comme nous l'avions déjà fait en 2012, nous avons décidé de soumettre aux candidats une liste de questions, certes limitée mais pensons-nous susceptible de permettre à chaque candidat d'exposer les principales analyses et propositions qu'il compte faire sur ce sujet.

Ce questionnaire, disponible ci-dessous, a été envoyé à François Fillon, Manuel Valls, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, François de Rugy, Benoit Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, Sylvia Pinel, Vincent Peillon et Jean-Luc Bennahmias.

Nous vous tiendrons au courant des réponses lorsqu'elles nous parviendront.

N'hésitez pas à relayer cette information autour de vous, et à interpeler les candidats sur les réseaux sociaux !